Description
Christian Jacquot est né à Les écorces Franche Comté en 1950 dans un foyer d’ouvriers, ni pauvres, ni riches ….
Le temps de l’école venu, il ira comme son frère, devenu prêtre, au petit séminaire . Il y sera séduit dit il en souriant « par le terrain de foot ».
Après le bac, il fera des études de psycho-socio, renonçant faute de moyens à l’Ecole de journalisme de Strasbourg. Le « pionnicat » assurera son autonomie financière .
Il fera des rencontres décisives Franco Basaglia, psychiatre italien alternatif qui en 1978 obtiendra la fermeture des asiles et surtout Gautier, (« un grand frère « ), éducateur de rue charismatique qui accompagne les LIP (1973/1976) pour le hold-up de récupération des montres qu’ils ont produites .
De 1972 à 1979, Christian collabore aux travaux d’AER (atelier d’études et de recherche).
Avec Gautier, ils créent à Besançon, en 1979, une entreprise de réinsertion par activité économique (BTT) pour réintroduire dans le monde du travail des gens qui en ont été durablement éloignés. (50% des salariés sortent de prison et 4 ou 5 sont des longues peines (26 ans pour l’un, la moitié de sa vie pour l’autre)
Pendant 40 ans, Christian accompagne le blanchiment du passé de détenus en fin de peine, ils doivent être « re-humanisés », apprivoisés sur le long chemin vers la liberté .
A la retraite depuis 2010, Christian a co-écrit un film présenté sur Public Sénat :
»Au nom de la loi, je vous libère »
La rencontre avec des détenus de longue peine est, dans les associations, les réseaux militants, l’occasion de réfléchir et de discuter sur ces vies d’exclusion et d’isolement et sur le difficile retour à la vie .
Choix musicaux
1ère pause musicale : « Prison song » par Crosby, Stills & Nash
2nde pause musicale : « Down Here below » (ici bas) par Abbey Lincoln (Anna Maria Wooldridge)
3ème pause musicale : « Merde à Vauban » par Léo Ferré