Description
Jean Landry a appris le métier de typographe/correcteur avant de devenir prêtre ouvrier, »une vocation« dit -il.
Mais en 1954, le Vatican supprime les PO et ce n'est qu'en 1969 qu'il peut envisager de retrouver le monde du travail comme correcteur à Sud Ouest .
A la CGT depuis 1948, Jean participe avec les 700 ouvriers du Livre à la grève du 18 Février 1972. Un accord met fin au conflit de 28 jours et stipule que personne ne sera sanctionné ... Pourtant Jean se voit privé d 'emploi : »
Pas de curé communiste dans mon entreprise « dira le patron de l'imprimerie du journal.
Aprés une formation à l' Ecole Estienne, Jean accepte des responsabilités syndicales (conseiller Prud'hommes, membre du bureau Assedic, administrateur CGT ) tout en retrouvant un emploi de correcteur chez Fillon.
Formateur à l'INIAG puis appellé par l'UD au Cefoc 1977/87, Jean assure la lourde gestion de cet organisme de formation (60 intervenants 400 auditeurs ).
Jean épouse Marie en 75 : » Mon mariage a tout changé ». Par rapport à l'Eglise, Jean homme de parole devint alors un acteur silencieux de la foi, mais s'il était resté célibataire aurait il été (40 ans aprés ) l'homme d'ouverture qui continuait de briser des tabous et de questionner le monde ?
Jusqu'à son déces, il y a quelques mois, il continuait inlassablement de militer y compris dans le mouvement mutualiste.
choix musicaux
1ère pause musicale : une bourrée auvergnate choisie par jérôme
2nde pause musicale : "le temps des cerises" par Y. Montand
3ème pause musicale : "le chiffon rouge" interprété par ??