Description
Janine Cabarouy est née en 1949, ses amis l’appellent «le moineau», c’est vrai du passereau elle a la fragilité, elle est petite et menue comme lui et comme lui elle aime la vie et la compagnie de ses congénères.
Janine est l’aînée dans une famille d’ouvriers pauvres. Elle est frappée par une scoliose lombaire sévère, détectée tôt et prise en charge sur plusieurs années .
Elle nous dira sa vie à l’Aérium d’Arès qui reçoit au bord du Bassin d’Arcachon des enfants de milieux défavorisés. Le traitement de re-éducation par la gymnastique corrective se poursuivra sur plusieurs mois. Les journées sont rythmées par des heures de classe, de bains, de jeux et aussi les siestes, les punitions .
A 16 ans, elle entre en apprentissage de brodeuse mais ne trouvera pas de travail dans ce domaine. Avec son CAP, elle travaillera donc dans l’industrie textile et sera pendant 17 ans ½ préparatrice en confection chez Havrey.
Nous l’entendrons sur la vie d’une salariée et sur les conditions de travail. Avec la crise du textile , Havrey la licencie. Janine a 37 ans, malgré des formations, elle ne retrouvera jamais de travail, pas assez solide avec sa scoliose pour travailler dans un Supermarché .
Dés lors elle vivra avec l’ASS (allocation spécifique de solidarité) soit plus ou moins 400€, chez sa maman à la Cité Carriet .
En 2005, au décès de sa mère, elle n’a aucun droit et doit partir .
Elle résiste avec l’aide des camarades syndiqués et d’un avocat et se voit attribuer enfin un logement social (T3) .
En 2009, elle touche sa retraite, 850 euros à ce jour.
Janine fait ses comptes avec un loyer de 375 euros, elle équilibre son budget « je sais où j’en suis »
Elle ne bénéficie pas de l’aide des associations car elle dépasse de 100 euros le plafond de ressources.
Elle nous parlera de son quotidien, de sa solidarité active avec la CGT, des réunions fraternelles avec ses copines (repas partagés).
Ses nièces sont présentes à ses côtés. Janine est en prise avec la vraie vie !!!
choix musicaux
« le chiffon rouge » par Michel Fugain
« les copains d'abord » par Georges Brassens
« mille couleurs » par Mireille Mathieu